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<title>Orbis - Économie</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/qa/%C3%A9conomie</link>
<description>Powered by Orbis</description>
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<title>Le Togo revient sur le marché régional avec une cible de 20 milliards FCFA dès le 24 juillet</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/178/togo-revient-march%C3%A9-r%C3%A9gional-avec-cible-milliards-juillet</link>
<description>Le Togo prévoit une nouvelle opération de mobilisation sur le marché financier régional de l'UEMOA le vendredi 24 juillet 2026. L'objectif affiché est de lever 20 milliards FCFA à travers une émission simultanée d'Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 ans et 5 ans. Pour l'État, l'enjeu dépasse la collecte ponctuelle : il s'agit aussi de maintenir le rythme de financement du budget 2026 sur un marché où la crédibilité de la signature souveraine reste observée de près.Une opération calibrée sur deux maturitésLe portail officiel de la République togolaise et la note de préinformation d'Umoa-Titres convergent sur les paramètres essentiels de l'émission. Le Trésor vise 20 milliards FCFA avec deux lignes d'OAT, l'une à 3 ans assortie d'un taux de 6,15 %, l'autre à 5 ans avec un taux de 6,35 %.Cette structure permet au pays de solliciter des investisseurs aux horizons différents tout en étalant le profil de remboursement. Elle traduit aussi une logique de présence régulière sur le marché régional, devenue centrale dans la stratégie de financement de plusieurs États de l'Union.Une séquence budgétaire à mi-parcoursLe gouvernement rappelle qu'avant cette opération, le Togo avait déjà mobilisé 241 milliards FCFA depuis le début de l'année, soit 52 % de l'objectif annuel fixé à 463 milliards. Le message est double. D'un côté, l'État montre qu'il avance dans sa feuille de route de financement. De l'autre, il indique qu'une partie importante du programme de levées reste encore à sécuriser au second semestre.Pour les observateurs, ce type d'émission sert donc aussi de thermomètre. Il permet de mesurer l'appétit du marché pour la dette togolaise, le niveau de confiance dans la trajectoire budgétaire et la capacité du pays à continuer de se financer dans des conditions jugées soutenables.Ce que les résultats du 24 juillet devront confirmerÀ ce stade, il s'agit bien d'une annonce de marché, pas d'un résultat. Le niveau de souscription, le taux de couverture et la répartition entre les deux maturités ne seront connus qu'après l'opération. C'est ce point qu'il faudra surveiller pour savoir si la cible de 20 milliards est atteinte ou dépassée.En attendant, le lancement de cette nouvelle émission confirme que le marché régional reste un levier majeur du financement public togolais. Dans un contexte de besoins budgétaires persistants, chaque adjudication compte à la fois comme opération de trésorerie et comme signal adressé aux investisseurs.Ce que cela peut signalerL'émission annoncée pour le 24 juillet dira moins quelque chose sur un seul jour de marché que sur la capacité du Togo à poursuivre sans rupture sa stratégie de financement régional. Si la demande suit, cela confortera la place du pays dans les circuits de dette de l'UEMOA. Si elle ralentit, la pression sur la seconde moitié de l'année budgétaire sera plus visible.SourcesRépublique Togolaise - Umoa-Titres : le Togo sollicite 20 milliards FCFAUmoa-Titres - Note de préinformation de l'émission du Trésor togolais</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 08:59:09 +0000</pubDate>
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<title>À Lomé, cinq accords avec la Banque mondiale donnent de l'ampleur à la feuille de route 2026-2031</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/173/lom%C3%A9-accords-banque-mondiale-donnent-lampleur-feuille-route</link>
<description>Le Togo et le Groupe de la Banque mondiale ont signé à Lomé, le jeudi 16 juillet 2026, cinq accords de financement d'un montant total de 429 millions de dollars. Au-delà du chiffre, l'enjeu tient à la destination de ces ressources : énergie, identification, cohésion sociale et logistique. Autrement dit, des chantiers qui pèsent directement sur la vie quotidienne et sur la compétitivité du pays.Des financements qui collent aux priorités du momentLe montage annoncé relie clairement ces accords à la feuille de route gouvernementale 2026-2031 et à l'horizon Vision 2040. Selon les informations publiées par Togo First, une partie importante des fonds doit soutenir l'accès à l'électricité et l'intégration régionale du marché énergétique, avec 40 millions de dollars pour PRIME-GAS et 100 millions pour le programme WA-REMP.À cela s'ajoutent 20 millions de dollars pour le programme WURI d'identification sécurisée, 69 millions pour la cohésion sociale, notamment dans le nord du pays, et 200 millions pour l'amélioration des systèmes logistiques et de transport. La répartition est importante, car elle montre que l'accord ne vise pas un seul secteur vitrine, mais plusieurs maillons du fonctionnement économique.De l'énergie et des corridors, pas seulement des annoncesLe bloc énergie répond à une contrainte connue : sans courant plus accessible et plus stable, la transformation productive reste limitée. Le bloc logistique répond à une autre équation, tout aussi structurante. Moderniser les corridors et mieux relier les zones de production aux marchés, c'est conforter la place de Lomé comme plateforme de circulation dans la sous-région.Cette logique ressort aussi de la reprise faite par Xinhua, qui insiste sur la modernisation des corridors commerciaux et le renforcement de la position du Togo comme hub logistique régional. Dit autrement, ces accords ne servent pas seulement à financer des projets ; ils cherchent aussi à consolider un rôle économique que le pays revendique depuis plusieurs années.Un signal pour la cohésion sociale et l'administrationLe volet social n'est pas secondaire. L'enveloppe dédiée à la cohésion sociale, avec un accent particulier sur les régions septentrionales, suggère que la stabilité territoriale reste considérée comme une condition du développement. Le financement supplémentaire du programme WURI va dans le même sens : mieux identifier les personnes, c'est aussi mieux cibler les politiques publiques, les filets sociaux et certains services.Dans le discours public, ces accords sont donc présentés comme des instruments pour traduire en investissements concrets les priorités « Protéger, Rassembler, Transformer ». Reste la vraie question, toujours la même : la vitesse d'exécution, la qualité du suivi et la capacité à faire sentir les effets au-delà des communiqués.Ce que cela peut signalerL'importance de cette séquence ne tient pas seulement aux 429 millions de dollars. Elle tient aussi au fait que plusieurs leviers structurants sont actionnés en même temps. Si l'exécution suit, cette signature peut marquer un renforcement simultané des bases énergétiques, logistiques et sociales de la feuille de route togolaise.SourcesTogo FirstRépublique TogolaiseXinhua</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 08:45:15 +0000</pubDate>
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<title>Marchés pilotes au Togo : des balances électroniques pour réduire les litiges du quotidien</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/170/march%C3%A9s-pilotes-balances-%C3%A9lectroniques-r%C3%A9duire-quotidien</link>
<description>Le Togo amorce un test discret mais concret dans plusieurs marchés du pays : le déploiement de balances électroniques destinées à fiabiliser les transactions de détail. Derrière ce geste apparemment technique, l'enjeu est plus large. Il touche à la confiance entre vendeurs et clients, à la transparence commerciale et, au fond, à la modernisation d'une économie de proximité qui structure une grande partie du quotidien urbain et régional.Une mesure simple, mais très visibleSelon les informations relayées cette semaine, les équipements sont déployés dans quatre marchés pilotes, à Lomé, Tsévié, Kpalimé et Atakpamé. Togo First avance le chiffre de 191 balances, tandis que la communication officielle parle de près de 200 unités. Dans les deux cas, le signal est le même : l'État veut rendre les pesées plus fiables dans des espaces où la contestation sur les quantités vendues reste fréquente.Le sujet peut sembler modeste à l'échelle des grands chantiers nationaux. Pourtant, dans un marché, quelques grammes de différence répétés sur des centaines de transactions finissent par produire de vraies tensions. Pour les ménages comme pour les petits commerçants, la confiance sur la mesure est une condition de base de l'échange.Au-delà de l'outil, une question de confianceL'intérêt d'une balance électronique ne tient pas seulement à sa précision. Elle crée aussi une référence visible, plus difficile à contester qu'une estimation à l'œil ou qu'un matériel mal calibré. Dans des marchés souvent très fréquentés, où la rapidité de vente compte autant que la relation humaine, cet affichage plus objectif peut réduire les malentendus et renforcer le sentiment d'équité.L'initiative intervient dans un contexte où la protection du consommateur et la formalisation progressive des pratiques commerciales prennent davantage de place dans les politiques publiques. Moderniser les marchés ne signifie pas seulement rénover les bâtiments ou fluidifier l'accès. Cela implique aussi de sécuriser les gestes concrets qui fondent la transaction.Un test à suivre avant une éventuelle extensionLa vraie question est désormais celle du suivi. Un déploiement pilote n'a d'effet que s'il s'accompagne d'un usage réel, d'un contrôle minimal et d'une appropriation par les commerçants. Si les équipements restent sous-utilisés ou mal entretenus, l'effet d'annonce retombera vite. En revanche, si le dispositif réduit effectivement les contestations et améliore la relation client, il pourra servir de base à une extension plus large.Pour Orbis, le sujet mérite attention parce qu'il raconte une transformation très locale : celle d'un commerce quotidien qui se professionnalise par petites touches. Ce n'est pas une réforme spectaculaire. C'est peut-être justement pour cela qu'elle compte.Ce que cela peut signalerÀ travers ces balances, le Togo teste une forme de modernisation à bas bruit : rendre les échanges plus lisibles sans bouleverser les habitudes de marché. Si l'expérience tient, elle pourra être lue comme un indicateur utile d'une gouvernance économique qui cherche aussi à produire des effets concrets au niveau le plus proche du citoyen. ## SourcesTogo FirstTogo Officiel</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 21:10:13 +0000</pubDate>
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<title>ASKY renforce son hub de Lomé avec un nouveau Boeing 737 MAX 8</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/168/asky-renforce-son-hub-de-lom%C3%A9-avec-un-nouveau-boeing-737-max-8</link>
<description>ASKY Airlines poursuit sa montée en puissance depuis Lomé. La compagnie a réceptionné un nouveau Boeing 737 MAX 8, un appareil présenté comme un levier supplémentaire pour soutenir son réseau régional et consolider son hub togolais. Pour le Togo, l'information dépasse la seule actualité d'entreprise : elle touche directement à la place de Lomé dans la circulation des personnes, des affaires et des flux ouest-africains.Un signal de capacité supplémentaireD'après les éléments diffusés cette semaine, l'appareil livré est configuré pour 160 sièges et porte la flotte de la compagnie à 16 avions. Ce renforcement n'est pas anodin. Dans le transport aérien africain, la taille de flotte reste un indicateur concret de résilience, de capacité d'absorption de la demande et de flexibilité sur les lignes.Pour ASKY, qui s'est installée depuis des années comme un acteur central de la connectivité régionale, chaque appareil supplémentaire permet de mieux tenir la promesse de régularité et d'élargissement progressif du réseau. Pour Lomé, cela nourrit une ambition plus vaste : rester un point de connexion crédible dans un paysage aérien continental encore fragmenté.Lomé cherche à consolider sa fonction de carrefourLe sujet prend sens dans la trajectoire plus large du pays. Depuis plusieurs années, le Togo investit son image de plateforme logistique et de transit, qu'il s'agisse du port, du corridor routier ou de l'aérien. Le renforcement du hub d'ASKY s'inscrit dans cette logique de centralité régionale.L'enjeu n'est pas seulement symbolique. Un hub solide peut soutenir les voyages d'affaires, faciliter les correspondances, améliorer l'attractivité du territoire pour certains investisseurs et renforcer la visibilité de Lomé dans les circuits économiques sous-régionaux. À l'échelle d'Orbis, c'est un sujet où l'infrastructure rejoint l'économie réelle.Une dynamique à lire au-delà de la communicationIl faut toutefois garder une lecture sobre. L'arrivée d'un appareil ne change pas, à elle seule, les équilibres du transport aérien en Afrique de l'Ouest. La pression sur les coûts, la concurrence, l'entretien de flotte et la qualité de service restent déterminants. Mais ce type d'acquisition envoie un message clair : ASKY continue d'investir et de se positionner dans la durée.Pour le lectorat togolais, la vraie question est celle des retombées tangibles. Plus de capacité signifie-t-il de meilleures connexions, une meilleure fréquence ou une consolidation du rôle stratégique de Lomé dans les itinéraires régionaux ? C'est là que le sujet devient plus qu'une brève corporate.Ce que cela peut signalerCette réception peut être lue comme un marqueur de confiance dans la vocation régionale de Lomé. Si la compagnie poursuit cette trajectoire, l'aérien togolais pourrait continuer à peser davantage dans la compétition des hubs ouest-africains, avec des effets possibles sur les mobilités d'affaires, le commerce et l'image du pays. ## SourcesTogo FirstTogo Officiel</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 15:54:28 +0000</pubDate>
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<title>Marchés pilotes au Togo : des balances électroniques pour réduire les litiges du quotidien</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/167/march%C3%A9s-pilotes-balances-%C3%A9lectroniques-r%C3%A9duire-quotidien</link>
<description>Le Togo amorce un test discret mais concret dans plusieurs marchés du pays : le déploiement de balances électroniques destinées à fiabiliser les transactions de détail. Derrière ce geste apparemment technique, l'enjeu est plus large. Il touche à la confiance entre vendeurs et clients, à la transparence commerciale et, au fond, à la modernisation d'une économie de proximité qui structure une grande partie du quotidien urbain et régional.Une mesure simple, mais très visibleSelon les informations relayées cette semaine, les équipements sont déployés dans quatre marchés pilotes, à Lomé, Tsévié, Kpalimé et Atakpamé. Togo First avance le chiffre de 191 balances, tandis que la communication officielle parle de près de 200 unités. Dans les deux cas, le signal est le même : l'État veut rendre les pesées plus fiables dans des espaces où la contestation sur les quantités vendues reste fréquente.Le sujet peut sembler modeste à l'échelle des grands chantiers nationaux. Pourtant, dans un marché, quelques grammes de différence répétés sur des centaines de transactions finissent par produire de vraies tensions. Pour les ménages comme pour les petits commerçants, la confiance sur la mesure est une condition de base de l'échange.Au-delà de l'outil, une question de confianceL'intérêt d'une balance électronique ne tient pas seulement à sa précision. Elle crée aussi une référence visible, plus difficile à contester qu'une estimation à l'œil ou qu'un matériel mal calibré. Dans des marchés souvent très fréquentés, où la rapidité de vente compte autant que la relation humaine, cet affichage plus objectif peut réduire les malentendus et renforcer le sentiment d'équité.L'initiative intervient dans un contexte où la protection du consommateur et la formalisation progressive des pratiques commerciales prennent davantage de place dans les politiques publiques. Moderniser les marchés ne signifie pas seulement rénover les bâtiments ou fluidifier l'accès. Cela implique aussi de sécuriser les gestes concrets qui fondent la transaction.Un test à suivre avant une éventuelle extensionLa vraie question est désormais celle du suivi. Un déploiement pilote n'a d'effet que s'il s'accompagne d'un usage réel, d'un contrôle minimal et d'une appropriation par les commerçants. Si les équipements restent sous-utilisés ou mal entretenus, l'effet d'annonce retombera vite. En revanche, si le dispositif réduit effectivement les contestations et améliore la relation client, il pourra servir de base à une extension plus large.Pour Orbis, le sujet mérite attention parce qu'il raconte une transformation très locale : celle d'un commerce quotidien qui se professionnalise par petites touches. Ce n'est pas une réforme spectaculaire. C'est peut-être justement pour cela qu'elle compte.Ce que cela peut signalerÀ travers ces balances, le Togo teste une forme de modernisation à bas bruit : rendre les échanges plus lisibles sans bouleverser les habitudes de marché. Si l'expérience tient, elle pourra être lue comme un indicateur utile d'une gouvernance économique qui cherche aussi à produire des effets concrets au niveau le plus proche du citoyen. ## SourcesTogo FirstTogo Officiel</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 15:54:23 +0000</pubDate>
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<title>Foire Made in Togo : à Lomé, la transformation locale cherche sa vitesse de croisière</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/166/foire-made-transformation-locale-cherche-vitesse-croisi%C3%A8re</link>
<description>La 7e édition de la Foire Made in Togo s'ouvre ce 3 juillet au Centre togolais des expositions et foires (CETEF) à Lomé. L'événement, annoncé jusqu’au 14 juillet, veut mettre en avant les produits et savoir-faire locaux autour d'un theme centre sur la transformation des matières premieres togolaises. Mais au-delà du rendez-vous commercial, la question essentielle demeure la même: comment faire de la transformation locale un moteur durable de valeur, d'emplois et de consommation nationale ?Une vitrine pour les producteurs, mais aussi un test de marchéComme chaque édition, la foire doit offrir une visibilité accrue aux producteurs, transformateurs et petites entreprises qui cherchent a gagner en notoriété. Pour beaucoup d'acteurs, ces espaces servent a la fois de lieu de vente, de prospection et de test grandeur nature face au public.Ce point est important, car la production locale ne souffre pas seulement d'un problème de qualite ou de capacite. Elle souffre aussi d'un accès inégal au marché, a la distribution et a la confiance des consommateurs. Une foire comme celle-ci n'efface pas ces obstacles, mais elle les rend visibles.La transformation locale comme enjeu économiqueLe theme retenu replace le debat au bon niveau. Tant que les matières premieres quittent le pays avec peu de valeur ajoutée, les gains en emplois, en revenus et en savoir-faire restent limites. La transformation locale promet autre chose: retenir une part plus importante de la valeur sur place, structurer des filieres et renforcer les PME qui osent produire sous marque locale.Encore faut-il que cette ambition survive aux discours d'ouverture. Produire local suppose des couts competitifs, un accès fiable aux emballages, a l'energie, au financement, ainsi qu'un effort de normalisation et de distribution. C'est sur ce terrain que se joue la credibilite du Made in Togo.Ce que la foire peut revelerPour Orbis, l'interet editorial n'est pas seulement de couvrir l'inauguration. Il est aussi d'observer ce que la foire raconte de l'etat reel de l'appareil productif local. Quelles filieres sont les plus presentes ? Quels produits semblent gagner en maturite ? Les consommateurs viennent-ils par curiosite, par patriotisme économique ou par veritable habitude d'achat ?Les reponses a ces questions disent beaucoup sur la distance qui separe encore la promotion du local de son ancrage dans les pratiques.Ce qu'il faudra suivre pendant l'événementLes prochains jours permettront de verifier la densite de participation, la diversite des filieres representees et le type de retombees concretes pour les exposants. Si la foire reussit a faire parler autant de debouches que d'affichage, elle pourra valoir plus qu'une parenthese commerciale de saison.SourcesTogo Breaking News ; Togo Breaking News.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:49:47 +0000</pubDate>
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<title>Budget vert : le Togo passe de la promesse climatique a l'audit des depenses</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/163/budget-vert-togo-passe-promesse-climatique-laudit-depenses</link>
<description>Le Togo a engagé une nouvelle étape dans sa stratégie de budgétisation verte. Depuis le 29 juin, un atelier de dix jours réunit 64 experts pour élaborer les rapports d'exécution des budgets verts 2024 et 2025. Autrement dit, il ne s'agit plus seulement de marquer des crédits comme favorables au climat ou à l'environnement, mais de vérifier, chiffres à l'appui, ce qui a réellement été exécuté.De la programmation a la redevabiliteLe signal politique est clair: la crédibilité d'un budget vert ne se mesure pas seulement à sa présentation initiale. Elle dépend aussi de la capacité de l'Etat à démontrer que les dépenses annoncées ont bien suivi les objectifs affichés.Le ministère des Finances explique que les travaux portent sur quatre chantiers: collecter et consolider les données 2024-2025, analyser la conformité entre exécution et prévisions initiales, harmoniser le canevas de rapport et finaliser les projets de rapports d'exécution. Le vocabulaire est technique, mais l'enjeu est simple: passer du discours climatique à la preuve comptable.Un dispositif qui a rapidement change d'echelleLe Togo a lancé son premier budget vert en 2024 avec neuf ministères pilotes. En 2025, le périmètre a été étendu à 24 ministères et institutions, avant une généralisation à l'ensemble de l'administration centrale dans le budget 2026.Les données rappelées dans les sources montrent aussi que l'exercice n'est pas symbolique. Pour la première édition, l'enveloppe mentionnée atteint 118,2 milliards FCFA, avec près de 66 milliards consacrés à l'adaptation au changement climatique et environ 30 milliards à l'atténuation. Ces montants justifient à eux seuls une exigence de suivi plus robuste.Pourquoi cet audit compte au-dela des expertsLe sujet peut sembler réservé aux techniciens des finances publiques. Pourtant, il touche à une question très concrète: comment savoir si les priorités climatiques annoncées se traduisent réellement dans l'action publique ? Dans un pays exposé aux aléas climatiques, la qualité de cette réponse budgétaire a des implications directes pour l'agriculture, l'eau, les infrastructures, la protection des populations et la planification territoriale.En choisissant d'ouvrir une phase d'audit et de reporting, les autorités cherchent aussi à renforcer la transparence vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, tout en installant une culture de redevabilité plus forte au sein de l'administration.Ce que cela peut signaler pour la suiteSi les rapports d'exécution sont publiés avec un niveau de détail suffisant, ils pourraient devenir un outil précieux de lecture de l'action publique: quels ministères exécutent effectivement leurs crédits verts, quels écarts persistent, et quelles priorités devront être corrigées dans les prochains budgets.Pour Orbis, le bon angle n'est donc pas de célébrer un dispositif sur parole, mais de suivre ce moment charnière où la budgétisation verte cesse d'être une promesse de papier pour entrer dans le champ de l'évaluation.Sourcesfinances.gouv.tg ; togofirst.com.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:49:36 +0000</pubDate>
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<title>Entrepreneuriat : le Di-Kéti 2026 s'ouvre à Lomé avec la promesse d'un dialogue plus direct pour les TPME</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/160/entrepreneuriat-k%C3%A9ti-2026-souvre-promesse-dialogue-direct</link>
<description>La deuxième édition du Di-Kéti doit s'ouvrir le 2 juillet à Lomé autour des enjeux d'entrepreneuriat et de croissance des TPME. D'après les annonces officielles et les relais de presse, l'événement réunira plusieurs figures du monde économique et du management africain. Pour Orbis, l'intérêt du sujet n'est pas seulement dans l'affiche : il se trouve dans la place accordée aux très petites et moyennes entreprises, souvent célébrées dans les discours mais encore confrontées à des obstacles très concrets.Les TPME au centre du débat, enfin sur le terrainAu Togo comme ailleurs dans la sous-région, les TPME occupent une place majeure dans l'activité économique, l'emploi et la survie de nombreux ménages. Pourtant, elles avancent souvent avec des marges limitées, des difficultés d'accès au financement, une faible structuration et peu d'espaces de dialogue réellement adaptés à leurs contraintes quotidiennes.Un rendez-vous comme le Di-Kéti peut être utile s'il permet de rapprocher les paroles d'experts des réalités d'entrepreneurs qui gèrent d'abord des urgences de trésorerie, de marché, de recrutement ou de formalisation.Au-delà des discours, la question des solutionsLes événements économiques gagnent en valeur lorsqu'ils aident à clarifier des pistes concrètes : comment mieux financer une petite entreprise ? comment améliorer sa gestion ? comment grandir sans se fragiliser ? comment transformer une activité de survie en projet plus stable ?C'est sur ce terrain que le Di-Kéti sera attendu. Si les échanges restent trop généraux, l'événement rejoindra la longue liste des forums bien intentionnés. S'il permet au contraire de faire émerger des repères utiles, des expériences transposables ou des connexions sérieuses, il pourra avoir une portée plus durable.Un signal pour l'écosystème entrepreneurial localLe choix de maintenir et d'installer ce type de rendez-vous à Lomé traduit aussi une volonté de structurer un espace de conversation économique plus régulier. Cela compte pour une ville où les initiatives entrepreneuriales se multiplient, mais où l'accompagnement reste inégal selon les secteurs et les profils.Pour les lecteurs d'Orbis, le vrai indicateur sera simple : est-ce que le Di-Kéti aide à mieux comprendre ce dont les TPME ont besoin aujourd'hui pour tenir, se formaliser et croître ? C'est à cette aune que l'événement mérite d'être suivi, au-delà de son ouverture officielle.Sourcesrepubliquetogolaise.tg ; togofirst.com.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:49:25 +0000</pubDate>
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<title>Climat des affaires : le Togo et l'Europe ouvrent un dialogue permanent pour accélérer l'investissement</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/158/affaires-leurope-dialogue-permanent-acc%C3%A9l%C3%A9rer-linvestissement</link>
<description>Le Togo et plusieurs partenaires européens ont lancé à Lomé un cadre de dialogue permanent consacré au climat des affaires et à l'investissement. Présentée comme une instance de concertation régulière entre l'État, le secteur privé et les partenaires européens, l'initiative vise à fluidifier les échanges sur les freins à l'investissement et sur les conditions de croissance des entreprises. Pour Orbis, l'intérêt public de cette annonce tient moins à la formule diplomatique qu'à la question de fond : est-ce que ce dialogue changera quelque chose de concret pour ceux qui entreprennent au Togo ?Une concertation qui veut sortir du symboleSur le papier, l'idée répond à un besoin réel. Les entreprises locales, les investisseurs et les acteurs publics se retrouvent souvent autour des mêmes thèmes : fiscalité, procédures, accès au financement, logistique, sécurité juridique, délais administratifs. Le nouveau cadre annoncé cherche précisément à offrir un espace plus stable pour traiter ces sujets au lieu de les laisser revenir de manière fragmentée.La portée de l'initiative dépendra donc de sa capacité à produire autre chose que des constats partagés. Si ce dialogue devient un lieu où les blocages remontent clairement et où des solutions sont suivies dans le temps, il peut renforcer la lisibilité du marché togolais pour les investisseurs comme pour les entreprises déjà présentes.Ce que le secteur privé attend vraimentPour les opérateurs économiques, l'enjeu n'est pas seulement de multiplier les rencontres. Ce qui compte, c'est la traduction pratique : procédures plus claires, délais plus prévisibles, meilleure circulation de l'information, écoute des contraintes vécues par les PME et cadre plus rassurant pour les projets nouveaux.C'est à ce niveau que la promesse sera jugée. Un dialogue permanent utile est celui qui permet d'identifier des priorités précises, de suivre leur traitement et de mesurer si les réformes annoncées améliorent effectivement l'environnement des affaires.Un signal d'ouverture, mais aussi une obligation de résultatsL'annonce intervient dans un contexte où le Togo cherche à maintenir son attractivité régionale et à convaincre davantage d'investisseurs sur la durée. En ce sens, elle envoie un signal d'ouverture et de coordination. Mais elle crée aussi une attente : les entreprises voudront savoir si ce cadre débouche sur des décisions tangibles ou s'il reste au stade des bonnes intentions.Pour les lecteurs d'Orbis, le sujet mérite donc d'être suivi comme un indicateur. Ce qui importera dans les prochains mois, ce ne sera pas seulement l'existence du dialogue, mais les obstacles qu'il aidera réellement à lever pour l'économie togolaise.Sourcesrepubliquetogolaise.tg ; togofirst.com.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:49:18 +0000</pubDate>
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<title>Foire Made in Togo : une vitrine commerciale attendue au CETEF de Lomé</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/156/foire-made-togo-une-vitrine-commerciale-attendue-cetef-lom%C3%A9</link>
<description>La Foire Made in Togo est annoncée du 3 au 12 juillet 2026 au Centre togolais des expositions et foires de Lomé. Selon le portail officiel République Togolaise et des reprises de presse, l’événement doit réunir des exposants autour des produits et services locaux. Pour les petites entreprises, artisans, transformateurs et consommateurs, cette foire pose une question centrale : comment donner plus de place au produit togolais dans les habitudes d’achat ?Une vitrine pour les producteurs locauxLe Made in Togo n’est pas seulement un slogan. Il renvoie à des réalités économiques très concrètes : transformation agroalimentaire, textile, cosmétique, artisanat, services, innovation locale et circuits de distribution. Chaque exposant qui accède à une foire gagne une chose rare : de la visibilité directe auprès du public.Au CETEF, cette visibilité peut aider des producteurs à tester leurs prix, recueillir des retours, nouer des contacts et mieux comprendre les attentes des clients. Pour certains, la foire peut aussi servir de tremplin vers des boutiques, des restaurants, des revendeurs ou des commandes institutionnelles.Le défi reste l’accès au marchéMettre en avant les produits locaux ne suffit pas si les consommateurs ne les retrouvent pas ensuite dans les circuits habituels. Beaucoup d’initiatives togolaises se heurtent à des difficultés connues : emballage, constance de qualité, capacité de production, logistique, marketing, accès aux rayons et financement.C’est là que l’intérêt public de l’événement se précise. Une foire utile ne se limite pas à des stands bien présentés. Elle doit aussi permettre de créer des liens durables entre producteurs, distributeurs, institutions d’appui et consommateurs.Une occasion pour consommer autrementPour le public, la Foire Made in Togo peut être un moment de découverte. Elle permet de voir ce qui se fabrique localement, de comparer les offres, d’encourager des entreprises togolaises et de mieux comprendre les efforts nécessaires derrière un produit fini.Dans un contexte où la souveraineté économique est régulièrement évoquée, la consommation locale devient aussi un geste de soutien à l’emploi, à la créativité et à la valeur ajoutée produite sur place. Mais elle doit rester exigeante : les produits locaux gagnent durablement la confiance lorsqu’ils répondent aux attentes de qualité, de prix et de disponibilité.Ce que la foire peut signalerL’édition 2026 sera à observer comme un indicateur de maturité de l’écosystème local. La diversité des exposants, la présence de jeunes entreprises, l’organisation pratique, la fréquentation et les suites données aux contacts commerciaux diront beaucoup sur la capacité du Made in Togo à dépasser l’événementiel.Si elle est bien accompagnée, cette foire peut devenir plus qu’un rendez-vous commercial : un espace où les producteurs locaux apprennent à mieux vendre, et où les consommateurs découvrent que soutenir le local peut aussi être un choix de qualité.Sourcesrepubliquetogolaise.tg ; fr.allafrica.com ; cetef.tg.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:49:09 +0000</pubDate>
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<title>Finance climat à Lomé : Autour de l’Impact veut rapprocher porteurs de projets et investisseurs</title>
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<description>La deuxième étape de la conférence itinérante Autour de l’Impact est annoncée à Lomé le 30 juin 2026, à l’hôtel du 2 Février. Selon Togo First et les supports de l’événement, cette rencontre veut mettre la finance climat au cœur des échanges entre entrepreneurs, investisseurs, experts et institutions. Pour le Togo, l’enjeu dépasse la simple organisation d’un forum : il s’agit de rendre plus lisibles les chemins de financement pour des projets capables de répondre à des besoins concrets.Un sujet économique devenu localLa finance climat peut sembler éloignée du quotidien. Pourtant, elle concerne directement l’agriculture, l’énergie, la gestion des déchets, l’eau, le transport, l’habitat et les petites entreprises. Derrière ce terme, il y a une question simple : comment orienter des ressources vers des projets qui réduisent les risques climatiques ou aident les populations à s’y adapter ?À Lomé, ce type de rencontre peut donc servir de pont entre deux mondes qui se croisent encore difficilement : les porteurs d’initiatives locales, souvent à la recherche d’accompagnement, et les acteurs financiers, qui attendent des projets structurés, mesurables et crédibles.Des porteurs de projets face au défi de la structurationPour les entrepreneurs et organisations locales, le problème n’est pas seulement de trouver un financement. Il faut aussi être capable de présenter un projet avec des objectifs clairs, un modèle économique, un impact mesurable et des garanties de mise en œuvre. C’est souvent à ce niveau que les bonnes idées perdent en force.Le rendez-vous Autour de l’Impact peut avoir une utilité réelle s’il aide les acteurs à passer de l’intention à la préparation : mieux documenter les projets, identifier les bons guichets, comprendre les attentes des investisseurs et distinguer les annonces des opportunités effectivement accessibles.Un signal pour l’économie à impact au TogoLe choix de la finance climat comme thème central traduit aussi une évolution du débat économique. Les questions environnementales ne sont plus seulement traitées comme des sujets de sensibilisation. Elles deviennent des dossiers d’investissement, de compétitivité et de création d’emplois.Pour Orbis, l’intérêt public se situe dans cette articulation : si les financements climatiques se structurent mieux, ils peuvent soutenir des entreprises locales, renforcer les services essentiels et donner une place plus concrète aux jeunes porteurs de projets. Mais cette dynamique devra être suivie dans la durée, au-delà des panels et des annonces.Ce que l’événement devra confirmerLa rencontre annoncée à Lomé sera surtout utile si elle permet de clarifier les passerelles entre les besoins locaux et les instruments disponibles. Quels projets peuvent réellement prétendre à ces financements ? Quels critères seront exigés ? Quels acteurs accompagneront les entrepreneurs après l’événement ?Ce sont ces réponses qui permettront de mesurer si Autour de l’Impact est seulement un rendez-vous de discussion ou un espace capable de faire avancer la finance utile au Togo.Sourcestogofirst.com ; sikafinance.com.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:49:04 +0000</pubDate>
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<title>Commerce transfrontalier féminin : Lomé transforme les frontières en sujet économique régional</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/152/commerce-transfrontalier-transforme-fronti%C3%A8res-%C3%A9conomique</link>
<description>À Lomé, la Quinzaine régionale sur le commerce transfrontalier à petite échelle exercé par les femmes dans l’espace CEDEAO arrive à son terme ce 29 juin 2026. Derrière les ateliers, les expositions et les dialogues institutionnels, l’enjeu est plus profond : reconnaître le rôle économique des femmes qui traversent les corridors régionaux et transformer leurs difficultés quotidiennes en priorités publiques.Organisée par le Centre de la CEDEAO pour le développement du genre, en partenariat avec le gouvernement togolais et des partenaires techniques, la rencontre a réuni des commerçantes, institutions financières, administrations, organisations régionales et décideurs publics. Elle s’inscrit dans une dynamique régionale qui veut rendre le commerce ouest-africain plus inclusif, plus sûr et plus lisible pour celles qui le pratiquent au quotidien.Une économie discrète mais essentielleLe commerce transfrontalier à petite échelle ne fait pas toujours la une des indicateurs macroéconomiques. Pourtant, il nourrit les marchés, relie les villes frontalières, soutient de nombreuses familles et donne une réalité concrète à l’intégration régionale.Les femmes y occupent une place centrale. Elles transportent, revendent, négocient, approvisionnent et maintiennent des circuits économiques souvent fragiles. Leur activité se heurte pourtant à des obstacles récurrents : informations incomplètes sur les règles douanières, accès limité au financement, tracasseries sur les corridors, faiblesse de la protection sociale, coût du transport et manque d’espaces de dialogue avec les administrations.La Quinzaine de Lomé vise justement à faire remonter ces réalités. Selon la CEDEAO, les sessions techniques ont porté sur les enjeux du commerce transfrontalier à petite échelle, l’analyse de la participation des femmes et des jeunes, ainsi que la validation de nouvelles orientations régionales autour du genre et du commerce.Lomé comme espace de capitalisation régionaleLa rencontre de Lomé ne part pas de zéro. Togo First rappelle qu’elle capitalise sur des campagnes de sensibilisation déjà menées sur plusieurs corridors, notamment Tema-Ouagadougou, Dakar-Banjul-Bissau et Abidjan-Lagos. L’objectif est de tirer des enseignements concrets de ces expériences et d’ajuster les interventions futures.Ce point est important pour le Togo. Pays de transit, économie de services et hub logistique régional, le Togo a intérêt à ce que les règles de circulation soient mieux comprises et mieux appliquées. Une frontière qui bloque, taxe abusivement ou décourage les petites commerçantes n’est pas seulement un problème social : c’est aussi une perte d’efficacité économique pour toute la sous-région.Le ministre togolais de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a insisté sur cette idée en présentant les frontières non comme des barrières, mais comme des leviers de développement et de prospérité partagée.Ce que cette quinzaine doit laisser derrière elleLe risque, pour ce type d’événement, serait de se limiter à une succession de discours. Sa valeur se mesurera plutôt à ce qui restera après la clôture : données consolidées, agenda opérationnel, mécanismes de financement adaptés, formation des acteurs frontaliers, et dialogue plus régulier entre commerçantes, douanes, forces de sécurité, institutions financières et États membres.La CEDEAO évoque déjà une nouvelle Stratégie Genre et Commerce 2026-2030. Si elle se traduit en actions concrètes, Lomé aura servi de point d’appui pour une meilleure reconnaissance du commerce féminin comme levier d’intégration.Pour Orbis, le signal est clair : l’intégration régionale ne se joue pas seulement dans les sommets diplomatiques. Elle se joue aussi dans les sacs, les marchés, les postes-frontières et les trajets répétés de milliers de femmes qui font circuler les produits et les revenus.Sourcestogofirst.com ; ecowasgender.org.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:39:21 +0000</pubDate>
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<title>Togo : le passage au revenu intermédiaire change le récit, pas encore la réalité sociale</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/151/passage-revenu-interm%C3%A9diaire-change-encore-r%C3%A9alit%C3%A9-sociale</link>
<description>Depuis le 1er juillet 2026, le Togo n'est plus classé parmi les pays à faible revenu par la Banque mondiale. Le pays figure désormais dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Sur le papier, c'est un signal fort. Dans la pratique, c'est surtout un changement de lecture économique qui oblige à poser une question plus concrète : qu'est-ce que ce nouveau statut change vraiment pour les Togolais ?Un basculement statistique, mais pas anodinLa Banque mondiale a confirmé le reclassement dans sa mise à jour annuelle des groupes de revenus. Elle précise que le Togo est le seul pays au monde cette année à être passé de la catégorie "faible revenu" à la catégorie "revenu intermédiaire de la tranche inférieure".Ce point mérite d'être bien compris. Le changement ne repose pas uniquement sur une croissance mécanique de la richesse nationale. La Banque mondiale explique que le facteur décisif a été la révision à la baisse de l'estimation de la population, après la publication détaillée des résultats du recensement de 2022. Comme l'indicateur repose sur le revenu par habitant, une population revue à la baisse fait automatiquement monter le ratio par tête.Autrement dit, le Togo ne change pas de catégorie parce que tout a brusquement changé sur le terrain en quelques semaines. Il change de catégorie parce qu'une combinaison de croissance, de révisions statistiques et de méthodologie internationale a déplacé le curseur.Ce que cela peut changer pour l'État et les investisseursLe reclassement n'est pas neutre. Les catégories de revenu de la Banque mondiale servent de référence pour une partie des bailleurs, des institutions multilatérales, des agences de notation et des investisseurs. Elles influencent les lectures du risque, les conditions d'accès à certains financements concessionnels et la manière dont un pays est positionné dans les comparaisons internationales.Dans ce contexte, le Togo gagne un argument de crédibilité. Le FMI, qui a bouclé le 29 juin 2026 les troisième et quatrième revues de son programme avec Lomé, estime que l'économie togolaise est restée résiliente, avec une croissance réelle d'environ 6 % en 2025, malgré les chocs extérieurs.Pour l'exécutif, ce double signal est utile : d'un côté, un reclassement qui améliore l'image macroéconomique ; de l'autre, une validation du FMI sur la tenue générale du programme économique. Ensemble, ces éléments peuvent nourrir un récit plus favorable auprès des partenaires financiers. Togo First replace aussi ce changement dans une lecture utile pour les bailleurs et les investisseurs.Le vrai test commence maintenantMais un reclassement de revenu ne remplit ni les assiettes, ni les salles de classe, ni les centres de santé. Il ne règle pas automatiquement la question du pouvoir d'achat, de l'emploi qualifié, de la dette intérieure, de la vulnérabilité énergétique ou des disparités territoriales.Le FMI lui-même reste prudent. L'institution évoque des risques élevés pour 2026 : tensions géopolitiques, pression sur les prix de l'énergie, vulnérabilités financières et exposition aux chocs régionaux. Autrement dit, le nouveau statut n'annule pas les fragilités.Le débat qui s'ouvre est donc moins symbolique que politique : comment convertir un meilleur rang statistique en gains visibles pour les ménages, les entreprises et les services publics ? Si cette montée de catégorie ne se traduit pas par davantage d'emplois productifs, de financement utile pour les PME et d'amélioration du cadre de vie, elle restera un succès de tableau de bord plus qu'un tournant social.Ce que ce reclassement signale pour OrbisLe passage du Togo au revenu intermédiaire inférieur raconte quelque chose d'important : le pays entre dans une nouvelle phase de récit économique. Ce récit peut attirer, rassurer et repositionner. Mais il expose aussi à une exigence plus forte de résultats.Le vrai enjeu n'est donc pas seulement d'avoir changé de case dans une nomenclature internationale. Il est de prouver, dans les prochains mois, que cette nouvelle case correspond à une trajectoire durable et partageable. C'est là que commence la suite.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 06:13:58 +0000</pubDate>
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<title>Port de Lomé : quelle suite faut-il suivre de près ?</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/139/port-de-lom%C3%A9-quelle-suite-faut-il-suivre-de-pr%C3%A8s</link>
<description>Ce sondage accompagne le suivi éditorial du dialogue social autour du Port de Lomé. Il aide à prioriser les angles de suivi pour les lecteurs.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 23:48:19 +0000</pubDate>
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<title>Économie locale : quel signal mérite une explication claire ?</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/138/%C3%A9conomie-locale-quel-signal-m%C3%A9rite-une-explication-claire</link>
<description>Orbis Pulse interroge les lecteurs sur les signaux économiques qui méritent une explication prioritaire. Les réponses orientent les prochains formats de contexte éditorial.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 23:48:16 +0000</pubDate>
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<title>Orbis Shorts : économie locale en 30 secondes</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/129/orbis-shorts-%C3%A9conomie-locale-en-30-secondes</link>
<description>86</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 18:35:37 +0000</pubDate>
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<title>Commerce transfrontalier féminin : Lomé accueille une quinzaine régionale de la CEDEAO</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/108/commerce-transfrontalier-accueille-quinzaine-r%C3%A9gionale</link>
<description>Le Togo accueille depuis le jeudi 18 juin 2026 une quinzaine régionale consacrée au commerce transfrontalier à petite échelle exercé par les femmes de l'espace CEDEAO. L'événement a été officiellement lancé au Palais des Congrès de Lomé, sous l'organisation du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), en lien avec le gouvernement togolais. (Source : Ministère du Commerce du Togo)Une cérémonie de lancement de haut niveauL'ouverture officielle a été présidée par le ministre de l'Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, en présence du ministre délégué chargé de la Coopération internationale, Yackoley Kokou Johnson, de la représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray, ainsi que de délégations de plusieurs États membres et d'acteurs du secteur privé, dont la Chambre de commerce et d'industrie du Togo. (Source : Ministère du Commerce du Togo)La Commissaire au Développement humain et aux Affaires sociales de la CEDEAO, la Professeure Fatou Sow Sarr, a pour sa part insisté sur le rôle des commerçantes transfrontalières comme actrices à part entière de la construction régionale, et non comme de simples bénéficiaires des politiques publiques. (Source : Togo Presse)Des descentes de terrain sur les corridors stratégiquesAvant la cérémonie officielle, une caravane a permis aux délégations des États membres de visiter dans la matinée deux postes-frontières stratégiques : Hilla-Condji, entre le Togo et le Bénin, et Aflao, entre le Togo et le Ghana. Ces visites ont donné un aperçu concret des contraintes administratives et douanières que rencontrent quotidiennement les commerçantes. (Source : Ministère du Commerce du Togo)Capitaliser les expériences des corridors régionauxLa rencontre s'appuie sur les résultats de trois campagnes d'information et de sensibilisation déjà menées sur des corridors clés de la sous-région : Tema-Ouagadougou, Dakar-Banjul-Bissau et Abidjan-Lagos. L'objectif est de partager ces expériences pour mieux orienter les futures interventions de la CEDEAO en matière de commerce transfrontalier féminin. (Source : Togo First)Le programme prévoit plusieurs volets complémentaires : une foire-exposition se tenant chaque jour sur l'esplanade du Palais des Congrès pour mettre en valeur les produits agricoles, halieutiques et artisanaux portés par les femmes, une semaine de formation consacrée aux instruments communautaires de la CEDEAO ainsi qu'aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et des sessions de dialogue et de concertation stratégique entre commerçantes, administrations douanières et collectivités locales. (Source : Lactuacho)Un sujet d'intégration, pas seulement de commercePour le ministre Badanam Patoki, chaque commerçante qui franchit une frontière pour vendre ses produits contribue directement à l'intégration régionale ; il a appelé à ne plus considérer les frontières de la sous-région comme des barrières, mais comme des leviers de développement et de prospérité partagée. (Source : NViNiO News)Cette quinzaine s'inscrit par ailleurs dans le calendrier des célébrations marquant le cinquantenaire de la CEDEAO, ce qui lui donne une portée symbolique supplémentaire au-delà de son objectif opérationnel immédiat. (Source : La Cinquième)Selon Togo First, l'enjeu de cette quinzaine est de déboucher sur un agenda opérationnel définissant les futures interventions et projets structurants de la CEDEAO en matière de commerce transfrontalier féminin, ainsi que sur une meilleure appropriation des textes communautaires par les acteurs de terrain. (Source : Togo First)</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 11:59:13 +0000</pubDate>
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<title>Port de Lomé : le SYAPAL suspend sa grève et ouvre un sursis de dialogue social</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/107/port-lom%C3%A9-syapal-suspend-gr%C3%A8ve-ouvre-sursis-dialogue-social</link>
<description>Le Syndicat des Agents du Port Autonome de Lomé (SYAPAL) a suspendu, à compter du 22 juin 2026, le mouvement de grève qui devait paralyser une partie des activités portuaires du 25 au 27 juin. La décision a été actée par une résolution adoptée en assemblée générale le 20 juin, et place désormais l'administration portuaire devant un délai de grâce de trente jours pour répondre aux revendications des travailleurs. (Source : Icilome)Une grève de 72 heures préparée depuis plusieurs moisLe préavis de grève avait été déposé le 8 juin 2026 auprès du Directeur général du port, avec copie à l'Inspection du travail Lomé Est 2. L'arrêt de travail devait courir du jeudi 25 juin à 7 heures au samedi 27 juin à 23h59, et concerner l'ensemble des catégories de personnel : dockers occasionnels, dockers professionnels, agents permanents et treuillistes. (Source : Icilome)Ce préavis n'était pas une première alerte. Il faisait suite à trois assemblées générales tenues depuis octobre 2025 les 6 octobre 2025, 17 janvier 2026 et 30 mai 2026 au cours desquelles les travailleurs avaient déjà réclamé des avancées sur leurs conditions de travail, sans obtenir, selon le syndicat, de réponse jugée satisfaisante. (Source : Bénin Web TV)Des revendications sociales précisesLes exigences portées par le SYAPAL couvrent plusieurs aspects du statut et des conditions de travail du personnel portuaire : instauration de pauses journalières et d'un repos hebdomadaire, congé annuel et prime afférente, rémunération des heures supplémentaires, déclaration de l'ensemble des dockers occasionnels à la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi qu'une prime de salissure et une prime à la manutention. (Source : République Togolaise)Le syndicat demande également l'établissement d'un statut clair pour l'ensemble du personnel et la mise en conformité avec l'accord collectif d'établissement du port. Il s'appuie notamment sur l'arrêté conjoint n°12-MCIT-MJ-FP-MFE du 19 août 1976 portant statut particulier du personnel du PAL, dont il réclame l'application intégrale malgré son ancienneté. (Source : Bénin Web TV)D'autres demandes concernent la prise en compte de la date de recrutement tout au long du parcours professionnel, ainsi qu'une mention claire des classifications et des avantages correspondants sur les bulletins de paie. (Source : Journal du Togo)Un sursis de trente jours, sous conditionsDans sa résolution n°02/2026/AG/SYAPAL, le syndicat indique privilégier la voie du dialogue social après les échanges engagés avec l'Inspection du travail et l'administration portuaire. Les travailleurs ont décidé de lever le mot d'ordre de grève tout en accordant à l'administration un délai de grâce courant du 22 juin au 21 juillet 2026 pour apporter des réponses aux douze points de revendication soumis. Le syndicat précise que cette suspension reste conditionnée à l'ouverture et à la poursuite de bonne foi des négociations entre les deux parties. (Source : Icilome)Ce délai de grâce fonctionne donc comme un test : il donne du temps aux discussions, mais il ne lève pas la pression sur l'administration portuaire, qui devra produire des avancées suffisamment concrètes avant la fin de la période accordée.Un enjeu logistique qui dépasse le personnel du portLe Port autonome de Lomé n'est pas une infrastructure comme les autres : il s'agit du premier port de transbordement d'Afrique subsaharienne, et le seul de la sous-région à figurer dans le top 100 mondial du classement Lloyd's List 2025, au 92e rang. Il a traité 30,6 millions de tonnes de marchandises en 2024, en hausse de 1,85 % par rapport à 2023, portée à 92 % par les activités de transbordement. (Source : Bénin Web TV)Toute perturbation, même limitée dans le temps, peut donc avoir des répercussions sur le trafic maritime régional : le port sert de plateforme de transit pour plusieurs pays enclavés de l'hinterland, dont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dont une partie des échanges commerciaux dépend de Lomé. (Source : Togo Actualité)La suite du dossier dépendra des garanties concrètes apportées d'ici le 21 juillet et du sérieux des négociations engagées entre le SYAPAL et l'administration portuaire. Si un accord est trouvé sur les douze points soumis, il pourrait stabiliser durablement le climat social dans ce secteur stratégique. À défaut de réponses formalisées dans le délai imparti, la suspension actuelle pourrait n'avoir été qu'un report.</description>
<category>Économie</category>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 11:41:43 +0000</pubDate>
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<title>Détroit d'Ormuz : Téhéran campe sur ses positions malgré le dégel avec Washington</title>
<link>https://staging.orbis.odeka.org/105/d%C3%A9troit-dormuz-t%C3%A9h%C3%A9ran-campe-positions-malgr%C3%A9-washington</link>
<description>L'évacuation de plus de 11 000 marins bloqués depuis des mois dans le détroit d'Ormuz a débuté, signe tangible d'une décrispation du conflit entre l'Iran et les États-Unis. Mais à Téhéran comme en Suisse, où s'est achevée mardi une nouvelle ronde de négociations, l'avenir de ce verrou stratégique du commerce mondial de l'énergie reste l'un des principaux points de friction entre les deux capitales.Une évacuation comme signal de dégelL'évacuation des marins encore bloqués par la fermeture du détroit d'Ormuz a commencé, ce qui constitue un signe tangible d'un début de règlement du conflit au Moyen-Orient, même si plusieurs points d'achoppement subsistent entre l'Iran et les États-Unis, notamment sur le nucléaire iranien. Les deux pays avaient signé la semaine précédente un protocole d'accord prévoyant la réouverture du détroit, par lequel transite en temps normal un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. La PresseLa PresseLundi, le trafic maritime dans le passage a atteint son niveau le plus élevé depuis fin février, avec 37 navires de matières premières comptabilisés, selon la plateforme spécialisée Kpler. Le trafic reste toutefois loin de la normale : mardi en milieu d'après-midi, la même plateforme n'avait détecté que quatre franchissements du détroit par des navires de transport de matières premières dans la journée. La PresseFranceinfoSur les marchés, la détente reste perceptible. Trois jours plus tôt, trois superpétroliers battant pavillon saoudien, transportant six millions de barils de brut, avaient franchi le détroit, selon Reuters, tandis qu'un navire français chargé de gaz naturel liquéfié l'avait également traversé, d'après l'AFP. Le baril de Brent évoluait alors autour de 78 dollars et le WTI américain près de 75 dollars, se rapprochant de leurs niveaux d'avant-guerre, qui se situaient respectivement autour de 73 et 66 dollars fin février. Radio-CanadaRadio-CanadaLe sort du détroit, principal point de frictionTéhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, au terme de la ronde de négociations engagée le week-end précédent en Suisse, le vice-président américain J.D. Vance jugeant que ces discussions avaient posé des bases solides pour un accord final. Washington a dans la foulée annoncé une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien. Radio-CanadaRadio-CanadaLe négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a été clair sur ce dossier : il a réaffirmé que les conditions dans le détroit ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait administrée par son pays. Le passage par Ormuz était pourtant libre de tout contrôle avant le déclenchement, le 28 février, de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, mais Téhéran martèle que son administration de cette voie maritime est désormais acquise. Radio-CanadaRadio-CanadaL'équipe de négociateurs iraniens s'est par ailleurs rendue à Oman pour discuter précisément de la gestion future du détroit. Dans le même temps, l'Iran a indiqué avoir obtenu des Américains, en Suisse, le déblocage immédiat de 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés. Radio-CanadaRadio-CanadaUn passage vital pour l'économie mondialeL'enjeu dépasse largement la sphère diplomatique. Avant la crise, environ 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés franchissaient chaque jour ce goulet de 38 kilomètres à son point le plus resserré, soit près d'un quart du brut mondial transporté par mer. L'Asie en recevait 44 %, contre seulement 4 % pour l'Europe. Regards ActuelsRegards ActuelsSelon l'Agence internationale de l'énergie, le pétrole transitant par Ormuz provenait principalement de cinq pays : l'Arabie saoudite, l'Irak, les Émirats arabes unis, l'Iran et le Koweït. La fermeture du détroit, qualifiée de plus importante perturbation de l'approvisionnement énergétique depuis le choc pétrolier des années 1970, avait fait grimper le Brent au-delà de 100 dollars le baril dès le 8 mars, jusqu'à un pic de 126 dollars au plus fort de la crise. Connaissance des ÉnergiesWikipediaLe Qatar est particulièrement exposé : 19 % du gaz naturel liquéfié mondial transitait par Ormuz en 2025, dont 93 % en provenance de l'émirat, qui perdait ainsi sa seule voie d'exportation lors du blocage. Le Bangladesh, le Pakistan et l'Inde importaient quant à eux près des deux tiers de leur GNL via ce passage. WARMWARMLe Liban, talon d'Achille de l'accordLa fragilité de l'apaisement tient aussi à un autre front. Le détroit avait d'ailleurs été refermé le 18 juin, trois jours seulement après sa réouverture, en représailles à des frappes israéliennes meurtrières au Liban, alors même que sa réouverture constituait l'un des points clés du protocole d'entente signé entre Washington et Téhéran. Le commandement central de l'armée iranienne avait alors averti que cette mesure répondait à une violation des engagements de l'ennemi et que d'autres mesures seraient mises en œuvre si l'agression se poursuivait. Radio-CanadaRadio-CanadaSur le front libanais, de premiers tirs israéliens menés depuis le sud du pays ont fait deux morts mardi selon les autorités libanaises, Israël affirmant avoir visé des combattants armés. Le conflit déclenché début mars par le Hezbollah pro-iranien a, depuis, fait plus de 4 100 morts selon les autorités libanaises, et le mouvement chiite a dénoncé une violation flagrante du cessez-le-feu, réclamant un retrait total et calendrié des forces israéliennes encore présentes dans le sud du pays. La PresseLa PresseVers un accord final ?Les consultations, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, doivent désormais se poursuivre pour tenter d'aboutir à un accord final dans un délai de 60 jours renouvelables. Selon le vice-président américain, Téhéran aurait par ailleurs accepté de réinviter les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, ce que l'Iran n'a pas confirmé de son côté. La PresseRadio-CanadaReste que la question du contrôle d'Ormuz, considéré comme la veine jugulaire de l'approvisionnement énergétique de l'Asie, pourrait continuer de peser sur la suite des pourparlers, Téhéran ayant clairement indiqué qu'elle entendait en faire un levier durable de son rapport de force avec Washington.</description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 22:15:32 +0000</pubDate>
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